Des opportunités passionnantes au CNAC 2026
L’Association de nutrition animale du Canada a l’honneur de présenter cet événement et d’offrir à l’industrie de l’alimentation animale cette occasion exceptionnelle d’apprentissage et de réseautage. Lisez la suite pour découvrir les offres passionnantes de l’événement de cette année.
Mardi 5 mai
Événement de réseautage pour les étudiants – Strathcona
15h00 à 16h30
Une occasion pour les étudiants de se renseigner sur les carrières dans l’industrie de l’alimentation animale et de réseauter avec des employeurs potentiels.
Cocktail de bienvenue – Foyer nord-ouest
16h30 à 18h30
Joignez-vous à nous pour une soirée de réseautage et discussions animées avec des collègues de l’industrie. Les trousses d’inscription seront également disponibles pour être récupérées.
Mercredi 6 mai
Symposium pré-colloque – Salle de bal
7h15 à 12h00
7h15 – Petit-déjeuner chaud
8h00 – Introduction
Les fourrages demeurent la pierre angulaire de l’alimentation des ruminants, mais la qualité et la digestibilité variables de ces aliments compliquent encore la tâche des nutritionnistes. Dans cette session, nous verrons comment la digestibilité des fibres influence l’apport énergétique, le rendement laitier, le gain moyen quotidien et l’efficacité alimentaire. Nous passerons en revue certains outils pratiques tels que les modèles de fermentation in vitro, les mesures de digestibilité de la fibre NDF et les innovations en matière d’analyse des fourrages. L’accent sera mis sur la manière de traduire les données analytiques en stratégies d’alimentation permettant de stabiliser les performances malgré la variabilité des fourrages.
En savoir plus sur le Dr Greg Penner.
Les cadres de développement durable accordent une importance croissante à l’empreinte carbone, mais les émissions des portées 1 à 3 demeurent complexes et souvent mal comprises. Dans cette session, nous proposons une définition claire des émissions des portées 1 à 3 et expliquons comment les choix nutritionnels influencent directement l’intensité carbone par le biais de la digestibilité, de l’efficacité des nutriments et de la réduction des déchets. Nous établissons un lien entre les principes scientifiques et les réalités du terrain, en insistant sur la communication avec les producteurs agricoles et les consommateurs. À l’issue de la session, les participants comprendront non seulement la terminologie, mais aussi les leviers sur lesquels ils peuvent agir pour influencer la communication et les résultats.
En savoir plus sur la Dre Anne Koontz.
L’utilisation efficace des protéines et des acides aminés est un élément essentiel de la rentabilité de la production porcine et un pilier de la gestion responsable de l’environnement. Cette session porte sur les stratégies visant à améliorer la digestibilité des protéines et la rétention de l’azote tout en réduisant au minimum les déchets et les émissions. La discussion abordera principalement les travaux en cours sur le métabolisme des protéines, les approches en matière de formulation des rations et le rôle du milieu intestinal dans l’absorption des nutriments afin de présenter un cadre permettant de concilier le coût de l’alimentation, les performances zootechniques et le respect des réglementations.
En savoir plus sur le Dr Jose Soto.
10h05 – Pause-santé
La résilience à long terme et l’efficacité des systèmes avicoles modernes de même que le bien-être des volailles font l’objet d’une surveillance réglementaire croissante et d’une attention accrue de la part des consommateurs. Cette session explore la façon dont les approches nutritionnelles peuvent à la fois optimiser les performances des troupeaux, encourager une communication claire et satisfaire les exigences du marché. Les participants acquerront des connaissances à la fois techniques et pratiques qui les aideront à adapter leurs programmes nutritionnels aux nouvelles exigences du secteur.
En savoir plus sur le Dr Omar Gutierrez.
Les cadres de développement durable accordent une importance croissante à l’empreinte carbone, mais les émissions des portées 1 à 3 demeurent complexes et souvent mal comprises. Dans cette session, nous proposons une définition claire des émissions des portées 1 à 3 et expliquons comment les choix nutritionnels influencent directement l’intensité carbone par le biais de la digestibilité, de l’efficacité des nutriments et de la réduction des déchets. Nous établissons un lien entre les principes scientifiques et les réalités du terrain, en insistant sur la communication avec les producteurs agricoles et les consommateurs. À l’issue de la session, les participants comprendront non seulement la terminologie, mais aussi les leviers sur lesquels ils peuvent agir pour influencer la communication et les résultats.
En savoir plus sur la Dre Sara Place.
11h55 – Propos de clôture
12h00 – Dîner
Symposium pré-colloque commandité par

Plénière d’ouverture – Salle de bal
13h00 à 17h00
13h00 – Propos d’ouverture de l’ANAC
13h05 – Bienvenue du comité organisateur
Les défis auxquels sont confrontés les animaux d’élevage modernes ont atteint un degré de complexité sans précédent. D’une part, les progrès génétiques ont propulsé la production vers des sommets inédits en matière de performance et d’efficacité; la plupart des animaux d’élevage sont nourris et gérés comme des athlètes de haut niveau. D’autre part, l’environnement en constante évolution dans lequel vivent ces animaux, en lien notamment avec les changements climatiques, le cadre réglementaire, la disponibilité des ingrédients alimentaires et l’émergence de nouvelles maladies, a créé un état d’instabilité quasi permanent. En bref, les animaux d’élevage d’aujourd’hui sont appelés à réaliser un exercice d’équilibre complexe, alors même que les changements qui les affectent dépassent souvent leur capacité d’adaptation. Dans de nombreux cas, les stratégies nutritionnelles s’avèrent insuffisantes; des solutions novatrices pour favoriser la résilience des animaux d’élevage sont nécessaires.
Chez Nutreco, nous nous tournons vers les plantes. Les plantes ont connu des pressions évolutives uniques, compte tenu qu’elles sont enracinées dans le sol. L’impossibilité de fuir les prédateurs ou les maladies a nécessité le développement de stratégies de survie extrêmement habiles et réactives. Ainsi, les plantes sont devenues des expertes incontestables en chimie. Elles affichent une remarquable complexité génomique et moléculaire, synthétisant divers métabolites spécialisés qui leur permettent de survivre. Elles communiquent entre elles par le biais de ces métabolites spécialisés afin d’améliorer la santé de leur population. On connaît d’innombrables exemples où les plantes envahissent tout espace physique dès qu’elles en ont l’occasion. La capacité évolutive des plantes ainsi que les informations stockées dans leurs métabolites secondaires constituent ce que nous appelons le génie des plantes.
Comme les animaux et les plantes ont évolué conjointement, les animaux ont acquis la capacité de décoder et de répondre aux informations stockées dans les métabolites spécialisés des plantes; ils réagissent au génie des plantes et peuvent en tirer profit. Lorsque les bonnes plantes sont utilisées, la réponse physiologique de l’animal se manifeste par une meilleure santé des organes, une efficacité métabolique accrue et, par conséquent, une plus grande résilience. Grâce à des travaux approfondis menés sur une grande variété de plantes dans différents modèles biologiques, nous disposons désormais de nombreux exemples de cette réponse et de la valeur qu’elle apporte à l’animal. Dans cet article, nous nous concentrons sur le pouvoir des modèles biologiques dans le cadre de travaux de recherche visant à exploiter le génie des plantes et à apporter des solutions fonctionnelles novatrices à la nutrition animale.
En savoir plus sur la Dre Olga Lancho.
La grande majorité des préparations modernes pour monogastriques se concentrent presque exclusivement sur la nutrition des espèces cibles, sans tenir compte des besoins du microbiote intestinal permanent et qui se renouvelle constamment. Une telle pratique n’a que peu de conséquences dans le contexte de l’administration d’antibiotiques prophylactiques, mais avec leur retrait progressif depuis 2006, il apparaît clairement que la gestion du microbiote par l’apport d’un « nutriment », où ce dernier est une fibre fermentescible, est un champ d’activités qui mérite beaucoup plus d’attention.
Le défi auquel sont confrontés les professionnels de la nutrition animale est que les fibres ne sont pas définies ou quantifiées d’une manière correspondant à leur fonction. Dans cet article, nous avançons que les composants fibreux fermentescibles les plus déterminants dans un aliment sont les arabinoxylanes solubles et, dans une moindre mesure, les mannanes et les pectines solubles. L’accent mis sur la solubilité est motivé par de récentes découvertes selon lesquelles la matière qui pénètre dans le cæcum du poulet est presque entièrement soluble, ne comportant que très peu de particules, voire aucune. Même chez le porc, les haustrations effectuent un certain filtrage, ce qui accroît la valeur des fibres dissoutes par rapport à celle des particules. Si ces contraintes se confirment, cela signifie que les experts de la nutrition animale devraient s’efforcer d’identifier à la fois les besoins et la teneur en arabinoxylanes, mannanes et pectines solubles des ingrédients. En outre, il convient de tenir compte des additifs qui peuvent augmenter la teneur en fibres solubles des aliments (par exemple les enzymes de dégradation des polysaccharides non amylacés, NSPases) et de ceux qui favorisent l’activité de dégradation des fibres par le microbiote résident (c’est-à-dire les espèces stimbiotiques). Ces données ne sont pas disponibles à l’heure actuelle, mais elles pourraient être générées relativement rapidement. L’abandon des méthodes courantes de mesure des fibres brutes et au détergent (qui sont présentement les seules méthodes de mesure des fibres utilisées par les professionnels de la nutrition animale, quand ils en utilisent une) au profit de méthodes de mesure des fibres fermentescibles devrait permettre de minimiser les événements dysbiotiques et d’améliorer ainsi les performances et la résilience des troupeaux.
En savoir plus sur le Dr Mike Bedford.
Les vaches en période de transition connaissent souvent un bilan énergétique négatif au moment du vêlage, une situation qui favorise la mobilisation des réserves adipeuses et qui peut entraîner une accumulation de triglycérides (TG) dans le foie. L’objectif de cette étude était de déterminer l’effet d’un prototype de choline protégée du rumen (CPR) sur le rendement et la composition du laitainsi que sur la concentration en TG hépatiques chez des vaches Holstein en début de lactation soumises à un régime de restriction alimentaire (RA). Seize vaches ont été réparties entre un groupe témoin négatif (CON; n = 8) et un groupe recevant une supplémentation quotidienne en choline protégée (CPR; 27 g/j, fournissant 12 g/j de choline; n = 8), mélangée à 1 kg de la ration totale mélangée (RTM) 30 minutes avant le repas. L’étude comptait 14 jours d’adaptation au prototype de choline protégée ou au groupe témoin, 5 jours de mesures de référence, 5 jours de restriction alimentaire (40 % de la consommation ad libitum) et 10 jours de récupération. Le rendement laitier a été le même pour les deux traitements (P = 0,35), mais le rendement cumulatif a été numériquement supérieur avec le traitement CPR par rapport au traitement CON. Le rendement laitier a été le plus élevé pendant la phase de référence (49,4 kg/j), le plus faible pendant la période de restriction RA (34,0 kg/j), et il a augmenté pendant la phase de récupération (38,8 kg/j; phase, P < 0,001). Les concentrations de TG hépatiques ont été les plus faibles pendant la période de référence (141 nmol/mg), les plus élevées pendant la période de restriction RA (4866 nmol/mg), et elles ont diminué pendant la période de récupération (413 nmol/mg; phase, P < 0,001), mais aucun effet de traitement n’a été observé (P = 0,93). La supplémentation avec le prototype de choline protégée du rumen chez les vaches soumises à un test de restriction alimentaire n’a pas affecté le rendement laitier, la composition du lait, ni la concentration de TG hépatiques. Il est possible que la choline CPR évaluée n’ait pas permis surmonter le stress métabolique imposé par une restriction alimentaire sévère.
En savoir plus sur Casey Bradford.
15h00 – Pause-santé
La création de systèmes de production alimentaire durables et l’apport de services écosystémiques reposent sur le principe de la circularité. L’alimentation animale est le trait d’union entre le développement d’une bioéconomie circulaire et l’apport de services écosystémiques. En ce qui concerne les services écosystémiques, il convient de prendre en compte les services d’approvisionnement, dont la production alimentaire et la production de fibres, les services de régulation, soit le contrôle de la qualité de l’air, la régulation du climat, la gestion de l’eau, la lutte contre les maladies, la pollinisation et l’atténuation des risques d’origine naturelle, les services culturels qui procurent des valeurs récréatives, esthétiques, éducatives, sociales et spirituelles et, enfin, les services de soutien qui favorisent la formation des sols, la photosynthèse ainsi que les cycles de l’eau et des nutriments. Le bétail est de plus en plus critiqué pour ses émissions de gaz à effet de serre, sa contribution au changement d’affectation des terres et son empreinte environnementale importante, tandis que ses contributions positives à la bioéconomie circulaire et aux services écosystémiques sont souvent négligées. Pour remédier à cette situation, le programme LEAP (Livestock and Environmental Assessment and Performance Partnership) de la FAO a réuni un groupe de 62 experts provenant de 29 pays afin d’élaborer des lignes directrices visant à intégrer les principes de la bioéconomie circulaire et des services écosystémiques dans l’évaluation environnementale et la durabilité des chaînes d’approvisionnement du bétail. L’analyse du cycle de vie et la modélisation des systèmes alimentaires permettent d’évaluer la circularité des systèmes d’élevage, mais elles ne tiennent pas compte de tous les indicateurs susceptibles d’influencer l’apport de services écosystémiques. L’élevage favorise la circularité en utilisant comme aliments pour les animaux les sous-produits végétaux issus de la production alimentaire, de la transformation des graines oléagineuses et de la production de biocarburants. S’ils n’étaient pas utilisés comme aliments pour les animaux, bon nombre de ces sous-produits seraient brûlés comme combustible, transformés par biodigestion ou envoyés à l’enfouissement. Outre le lait, la viande et les fibres, l’élevage génère toute une gamme de coproduits utilisés dans les industries pharmaceutique, cosmétique, textile et chimique. Les coproduits issus de la transformation de la viande sont d’excellentes sources d’énergie, de protéines et de minéraux. Les technologies de la bioénergie permettent de capter l’énergie contenue dans les fumiers et d’autres résidus, et de recycler les matières organiques et les nutriments dans les sols. Il est essentiel de développer des politiques et réglementations en matière de bioéconomie circulaire pour garantir que les pratiques de circularité favorisent les chaînes d’approvisionnement alimentaire et l’apport de services écosystémiques optimisés. Afin que les techniques d’alimentation du bétail puissent jouer ce rôle, les pratiques de circularité doivent être évaluées à l’échelle régionale et tenir compte des ressources alimentaires disponibles ainsi que du stade de la production. Seulement ainsi pourrons-nous réduire au maximum l’empreinte environnementale de la production animale et en maximiser les avantages.
En savoir plus sur le Dr Tim McAllister.
La production bovine est confrontée à des défis importants compte tenu de ses objectifs d’amélioration de l’efficacité alimentaire et de réduction des émissions de méthane entérique. Chez les ruminants, l’évolution a permis l’acquisition d’un microbiome ruminal diversifié qui leur permet de transformer les nutriments des plantes fourragères en gain de poids. Ce microbiote symbiotique est en mesure de dégrader la plupart des polysaccharides complexes des végétaux pour produire les acides gras à chaîne courte, les protéines et les vitamines nécessaires afin de combler les besoins énergétiques d’entretien et de croissance de l’animal. Cependant, ce processus entraîne également la formation de méthane (CH4) entérique. Le CH4 est le deuxième gaz à effet de serre (GES) qui contribue le plus au changement climatique, et il est la plus importante source de GES provenant des ruminants du secteur agricole canadien. Il existe de plus en plus de preuves que la composition et la fonction du microbiome ruminal a des effets à la fois bénéfiques et néfastes sur la productivité des bovins, les émissions de CH4, la qualité des produits et la santé des animaux. Cela offre la possibilité d’intervenir sur le microbiome ruminal afin d’améliorer la productivité et la santé des animaux et de réduire l’empreinte environnementale de la production bovine. Dans cet exposé, nous faisons le point sur les avancées récentes de la recherche sur le microbiome ruminal et nous discutons des possibilités de développer des outils novateurs et adaptés à l’industrie afin d’améliorer l’efficacité alimentaire et de réduire les émissions de CH4 chez les bovins de boucherie et les bovins laitiers. Ces solutions déboucheront sur de nouvelles stratégies de sélection et d’alimentation, ainsi que sur des mesures de gestion ciblées visant à réduire les émissions de CH4 des bovins laitiers et de boucherie, conformément à l’objectif du Canada d’atteindre la neutralité carbone dans le secteur agricole d’ici 2050.
En savoir plus sur la Dre Leluo Guan.
Cocktail dînatoire – Foyer nord-ouest
17h00 à 19h00
Venez profiter d’une soirée où gastronomie et réseautage seront à l’honneur. Visitez le salon des partenaires de l’industrie et l’exposition d’affiches pour étudiants de cycle supérieur. Visitez le salon des partenaires de l’industrie, l’exposition d’affiches pour étudiants de cycle supérieur, apprenez à créer le cocktail/mocktail signature du 10ᵉ anniversaire du CNAC et profitez d’autres surprises festives.
Jeudi 7 mai
Séance sur les monogastriques – Salle de bal (Manitoba/Saskatchewan)
7h15 à 12h00
7h15 – Petit-déjeuner chaud
8h10 – Propos d’ouverture et annonce des lauréats du concours d’affiches des étudiants de cycle supérieur
Les céréales, les légumineuses et les tubercules peuvent servir d’aliments pour animaux, mais sont également transformés en aliments pour humains, en carburant et en produits bio-industriels. Parallèlement, des coproduits alimentaires tels que drêches de distillerie avec solubles, tourteau de canola ainsi que résidus de mouture et son de blé sont générés. Les porcs sont des animaux omnivores parfaitement adaptés pour transformer ces coproduits non comestibles pour l’homme en protéines animales destinées à la consommation humaine. Ainsi, les coproduits peuvent réduire la dépendance des élevages porcins envers les céréales et abaisser le coût de l’alimentation animale, à condition que leur prix soit inférieur par unité d’énergie nette. Bien qu’ils offrent des opportunités, ces coproduits présentent aussi des risques et des défis en matière d’alimentation.
Premièrement, la transformation des coproduits ajoute une variabilité au profil des macronutriments qui s’ajoute à celle propre aux cultures. Il est donc important d’évaluer la qualité des aliments afin de mettre régulièrement à jour les profils nutritionnels. Deuxièmement, la fermentation et les traitements thermiques interviennent sur la disponibilité des nutriments. La surchauffe réduit la disponibilité de la lysine du fait des réactions de Maillard et diminue les facteurs antinutritionnels thermolabiles, mais, combiné à la fermentation, ce traitement peut augmenter la disponibilité des minéraux. Troisièmement, les coproduits peuvent contenir des fibres aux caractéristiques bénéfiques pour la santé intestinale. Quatrièmement, les coproduits peuvent comporter des résidus chimiques et des mycotoxines, telles que le désoxynivalénol, qui résistent au traitement et réduisent la consommation volontaire des animaux. Cinquièmement, l’incorporation de coproduits dans l’alimentation des porcs augmente généralement l’excrétion de P et de N. Enfin, l’utilisation de coproduits dans l’alimentation des porcs peut avoir un impact sur les caractéristiques des carcasses et la qualité de la viande. En conclusion, l’utilisation de coproduits dans l’alimentation peut réduire les coûts par unité de porc produite, mais elle pose également des défis pour obtenir des performances de croissance, des caractéristiques de carcasse et une qualité de viande rentables et prévisibles. Le remplacement des céréales par des coproduits est vu comme un moyen de favoriser l’émergence de systèmes de production alimentaire durables.
En savoir plus sur le Dr Ruurd Zijlstra.
C’est au cours de la première semaine de vie des poussins que l’on enregistre les taux de mortalité les plus élevés en production avicole. Cette situation résulte de l’éclosion des poussins dans des couvoirs. Ces poussins sont colonisés par un microbiote d’origine environnementale et restent sensibles aux agents pathogènes du tube digestif, comme la salmonelle. Toutefois, si les poussins nouvellement éclos sont colonisés par le microbiote complexe des poules adultes, ils deviennent très résistants aux infections entériques. Ces expériences ont également montré que les bactéries aérotolérantes, telles que les lactobacilles, les bactéries anaérobies facultatives ou toutes les bactéries sporulées, ont peu colonisé le tube digestif. En revanche, les bactéries anaérobies strictes, incapables de survivre en milieu aérobie, ont efficacement colonisé le tube digestif des poulets après l’administration d’une seule dose. Forts de cette expérience, nous avons lancé un nouveau produit commercial sur le marché tchèque. Ce produit contient neuf bactéries anaérobies strictes différentes et renforce la résistance des poulets à Salmonella. Malgré cela, il ne répond pas à toutes les attentes en conditions réelles. Cela nous a contraints à envisager la production de poussins dans un contexte plus large. Actuellement, nous analysons et comparons le microbiote d’embryons de poulet morts, dans l’environnement du couvoir au moment de l’éclosion, et celui des poussins avant et après leur accès à la nourriture. De nombreuses espèces bactériennes ont été recensées, mais seules Escherichia coli et Enterococcus faecalis accompagnent les poulets depuis les embryons de poulet morts jusqu’au microbiote intestinal des poussins éclos. Ces connaissances peuvent être utilisées pour introduire de nouveaux types d’interventions ou de probiotiques, afin d’améliorer la qualité des poussins d’un jour, de réduire l’utilisation d’antibiotiques et d’augmenter la productivité de la production avicole.
En savoir plus sur le Dr Ivan Rychlik
Les rations classiques pour truies gravides, dont les teneurs en nutriments demeurent constantes, peuvent ne pas répondre aux besoins croissants en acides aminés (AA) liés au développement rapide du fœtus en fin de gestation. Les effets d’un apport élevé en acides aminés par rapport à un apport moyen en fin de gestation sur les caractéristiques corporelles des truies et celles de la portée à la naissance ont été évalués.
Cent truies Landrace x Large White primipares et multipares ont été assignées au hasard à une ration témoin (0,55 % de lysine à digestibilité iléale standardisée [SID]) durant toute la gestation ou à un régime en deux phases avec un apport élevé en AA (HiAA; 0,77 % de lysine SID] à partir du 84e jour. La ration HiAA a été formulée en augmentant la quantité de tourteau de soya, de pois de grande culture et de tourteau de canola et avec un apport d’AA de synthèses permettant de maintenir des ratios fixes entre les autres AA essentiels et la lysine (premier AA limitant). À la fin de la gestation, les truies du groupe HiAA pesaient 2 kg de plus (P < 0,01) que les truies du groupe témoin, toutes parités confondues. Les truies du groupe HiAA présentaient de meilleurs résultats (P < 0,01) d’état corporel et de gras dorsal à l’approche de la mise bas, tandis que ceux des truies du groupe témoin avaient diminué, indiquant une plus grande accumulation de réserves corporelles maternelles consécutive à un apport accru en AA. Les variations de l’épaisseur de gras dorsal ne différaient pas entre les régimes alimentaires. Après la mise bas, les truies du groupe HiAA pesaient 8 kg de plus (P < 0,05) et avaient tendance à peser 6 kg de plus (P = 0,07) au sevrage. Le régime alimentaire n’a pas eu d’effet sur le nombre total de porcelets nés ni sur leur poids moyen à la naissance. La parité a influencé la taille de la portée et le poids à la naissance (P < 0,05); plus précisément, les truies primipares ont mis bas un plus grand nombre de porcelets, mais ceux-ci étaient plus légers à la naissance que ceux des truies ayant eu plus de 6 portées.
En résumé, un apport élevé en AA en fin de gestation a favorisé l’accumulation de réserves corporelles maternelles sans nuire aux performances des portées, ce qui plaide en faveur des stratégies d’alimentation par phases en fin de gestation.
En savoir plus sur Ashley Kok.
9h45 – Pause-santé
Un nouveau système de chambre de calorimétrie indirecte a été mis au point à l’Université de l’Illinois (Urbana, IL, États-Unis). Quatre expériences ont été effectuées afin de mesurer l’énergie nette (ÉN) contenue dans des rations comportant différents pourcentages d’amidon, de fibres, de matières grasses et de protéines et servies à des porcs élevés en groupe. Les porcs pouvaient s’alimenter à volonté et avaient libre accès à l’eau. Des échantillons de matières fécales et d’urine ont été prélevés pendant six jours après une période d’adaptation de sept jours. La production de chaleur totale et à jeun ainsi que l’énergie digestible (ÉD), l’énergie métabolisable (ÉM) et l’ÉN des rations ont été calculées. La concentration en ÉD des rations a eu tendance à diminuer (fonction linéaire; P = 0,069), tandis que l’ÉM et l’ÉN ont eu tendance à augmenter (fonction linéaire; P < 0,10) à mesure que la teneur de la ration en amidon a augmenté et que celle en fibres de maïs a diminué. Les concentrations d’ÉD, d’ÉM et d’ÉN des rations ont diminué (fonction linéaire; P < 0,05) avec l’augmentation de la teneur en fibres de soya. Les concentrations d’ÉD (fonction quadratique; P < 0,013), d’ÉM (fonction linéaire; P < 0,001) et d’ÉN (fonction linéaire; P < 0,001) dans les rations ont augmenté avec l’augmentation de la teneur en huile de soya. Les concentrations en ÉD, ÉM et ÉN n’ont pas varié lorsque la teneur en protéines brutes des rations est passée de 10 % à 19 %. L’ÉN a augmenté avec la digestibilité des glucides utilisés, mais l’augmentation de la teneur en fibres a entraîné une diminution linéaire de l’ÉN des rations destinées aux porcs élevés en groupe. L’ajout de matières grasses a entraîné une augmentation de l’ÉN. L’augmentation de la teneur en protéines n’a pas modifié les valeurs d’ÉD, d’ÉM ni d’ÉN. Ces données seront utilisées pour élaborer un nouveau système d’ÉN qui reflète mieux l’utilisation de l’énergie chez les porcs modernes ayant un accès à volonté à la nourriture.
En savoir plus sur la Dre Su A Lee.
La formulation des régimes alimentaires destinés aux monogastriques fait appel à un large éventail d’ingrédients qui fournissent l’énergie et les nutriments nécessaires à la réalisation d’objectifs de production spécifiques. Outre la satisfaction de ces objectifs, de nombreux ingrédients confèrent au régime des propriétés spécifiques ayant des effets uniques sur la physiologie du système digestif et sur certaines fonctions intestinales liées à sa santé et à son bon fonctionnement. Cela revêt une importance particulière chez les jeunes animaux, qui sont généralement très sensibles aux infections d’agents pathogènes, ce qui a un impact évident sur leurs performances de croissance et leur valeur économique. De plus, des efforts concertés ont été déployés pour développer des interventions nutritionnelles visant à soutenir la santé et la fonction intestinales, dans le respect des contraintes réglementaires et des attentes des consommateurs qui évoluent dans le temps. Ces dernières années, un composant alimentaire en particulier a suscité beaucoup d’intérêt en ce sens, soit la fibre et ses constituants. Il a été démontré que les fibres alimentaires issues de divers ingrédients ont un impact positif sur le microbiome intestinal et qu’elles ont des effets bénéfiques sur la santé et la fonction intestinales. Grâce à des procédés ou des technologies de transformation tels que le traitement enzymatique, il est possible de produire des composants fibreux capables d’améliorer la santé et la fonction intestinales. Des études récentes ont montré qu’un traitement enzymatique spécifique appliqué à des protéines végétales peut générer des peptides susceptibles de procurer des bienfaits pour la santé et la fonction intestinales. De même, d’autres composés phytogéniques d’origine végétale, tels que les polyphénols et les huiles essentielles, sont largement utilisés pour gérer la santé et la fonction intestinales chez les monogastriques en raison de leurs propriétés antimicrobiennes et immunomodulatrices. Cet exposé mettra l’accent sur les progrès réalisés à ce jour concernant l’utilisation de composants spécifiques à certains ingrédients pour moduler la santé et la fonction intestinales chez les jeunes volailles et les jeunes porcs. Le mode d’action à l’origine de ces résultats sera abordé, ainsi que les perspectives de développements futurs dans ces domaines.
En savoir plus sur le Dr Martin Nyachoti.
Cette catégorie de présentation s’adresse aux étudiants en début de cursus (maîtrise et doctorat) qui en sont aux premières phases de leur recherche et n’ont pas encore de résultats à partager.
12h00 – Dîner
Séance sur les ruminants – Salle de bal (British Columbia/Alberta/Yukon)
7h15 à 12h00
7h15 – Petit-déjeuner chaud
8h10 – Propos d’ouverture et annonce des lauréats du concours d’affiches des étudiants de cycle supérieur
Les abcès hépatiques (AH) constituent un défi sanitaire et économique majeur pour le secteur bovin canadien, cette affection touchant près de 30 % des bovins en parc d’engraissement et coûtant aux producteurs environ 61 millions de dollars chaque année. Ces coûts n’incluent pas les pertes liées à la réduction de l’efficacité alimentaire et au retard de croissance des animaux atteints d’abcès graves. Actuellement, la prévention des AH repose largement sur l’antibiotique tylosine, mais la pression croissante pour réduire l’utilisation des antimicrobiens impose de trouver de nouvelles solutions efficaces, sans antibiotiques. Des travaux récents, notamment ceux menés par notre équipe, ont exposé la nature polymicrobienne des AH et le fait qu’ils appartiennent généralement à un de deux sous-types microbiens distincts : ceux qui impliquent principalement Fusobacterium necrophorum et ceux qui impliquent à la fois des espèces Fusobacterium et Bacteroides. Nous avons récemment isolé deux espèces de Bacteroides dans des AH, ce qui nous a permis de mieux comprendre le rôle de ces bactéries dans le développement des abcès. Une meilleure compréhension de la nature polymicrobienne des AH et des interactions entre les bactéries secondaires et l’agent pathogène primaire, Fusobacterium necrophorum, pourrait fournir des indices sur la manière de prévenir ces infections. Identifier les interactions qui interviennent entre les bactéries au moment de la colonisation pourrait permettre d’expliquer l’échec des technologies préventives antérieures dirigées uniquement contre Fusobacterium. Je présenterai certaines des avancées récentes réalisées par rapport à notre compréhension des processus microbiens impliqués dans le développement des AH, et je montrerai comment nous pouvons contribuer à l’élaboration de nouvelles méthodes de prévention des AH chez les bovins en parc d’engraissement en renforçant nos connaissances relatives aux interactions microbiennes et aux réponses de l’hôte face à l’infection.
En savoir plus sur le Dr Robert J Gruninger.
À l’échelle mondiale, l’agriculture est confrontée à un double impératif : accroître la production alimentaire pour répondre à une demande croissante tout en réduisant les impacts environnementaux et le gaspillage des ressources. Pour relever ce défi, il faut replacer la nutrition du rumen au cœur des systèmes intégrés de culture et d’élevage (ICLS), en tant que lien intelligent entre la production végétale et la production ruminale. Dans ce rôle, la nutrition devient essentielle pour rétablir les synergies écologique, nutritionnelle et économique qui ont été fragmentées par des décennies de spécialisation en agriculture. Les ICLS recourent à des rotations basées sur les pâturages, au recyclage des nutriments et à la diversité des fourrages pour reconnecter les sols, les cultures et les animaux au sein d’un agroécosystème cohérent. Cependant, passer de l’intégration conceptuelle à l’exploitation durable exige des structures élaborées d’aide à la décision capables de gérer la complexité et l’incertitude associées aux systèmes biologiques. L’élevage de précision, rendu possible par les technologies de détection en temps réel, l’intelligence artificielle (IA) et l’analyse avancée des données, constitue le socle technologique nécessaire pour gérer le continuum sol-culture-animal à l’échelle de chaque individu. Un élément clé de cette structure est le développement de modèles mécanistes intelligents hybrides (HIMM) qui intègrent une compréhension mécaniste de la nutrition à des approches d’IA basées sur les données. En surmontant les limites des modèles purement empiriques ou purement mécanistes, les HIMM améliorent la précision, l’interprétabilité et l’adaptabilité des prévisions, permettant ainsi d’élaborer des stratégies nutritionnelles dynamiques qui améliorent l’efficacité alimentaire, la santé animale et la résilience globale du système. La nutrition de précision, soutenue par les infrastructures de l’Internet des objets (IoT) et la télédétection par satellite, permet en outre d’assurer la correspondance entre la capacité de charge du terrain, la disponibilité du fourrage et l’apport en nutriments et la capacité de charge de l’écosystème. Une attention particulière est accordée aux stratégies d’atténuation des émissions de méthane, illustrant comment les données nutritionnelles et de performance obtenues en temps réel peuvent appuyer des interventions ciblées visant à réduire les émissions sans compromettre la productivité. L’intégration de la nutrition dans une structure intelligente de modélisation et de surveillance permet aux systèmes d’élevage de dépasser les repères statiques du « zéro émission nette » pour s’orienter vers des trajectoires de durabilité adaptatives compatibles avec les limites planétaires. En fin de compte, cette perspective holistique redéfinit la nutrition non seulement comme un intrant de la production animale, mais aussi comme un intégrateur au niveau des systèmes reliant la santé des sols, la productivité des cultures, les performances des ruminants et la nutrition humaine. Une telle intégration est essentielle pour faire progresser les objectifs de développement durable (ODD) et pour garantir que les futurs systèmes alimentaires soient productifs, résilients et respectueux de l’environnement.
En savoir plus sur le Dr Luis Tedeschi.
L’adsorption des protéines à l’aide de bentonite est une façon rentable et écoénergétique de déshydrater les excédents de solides non gras, contribuant à réduire le gaspillage d’aliments et à favoriser une économie circulaire en générant de nouveaux ingrédients alimentaires. Les effets de l’utilisation du lactose et de sous-produits de lactosérum traités à la bentonite comme substituts partiels du maïs dans l’alimentation des vaches laitières en lactation ont été évalués sur la production laitière, la composition du lait et les performances animales. Dix vaches Holstein multipares en milieu de lactation ont été réparties aléatoirement selon un plan en carré latin 5×5 répliqué, par jours de lactation. Les vaches ont été assignées à une des cinq rations suivantes : 0 % (témoin), 4 %, 8 % et 12 % d’une solution de lactose à 150 g/L, et 8 % de lactose + 2 % de protéines de lactosérum plus bentonite, en remplacement du maïs humide. Les traitements ont été conçus pour imiter les flux de sous-produits du lactosérum déprotéiné à l’aide de bentonite sodique avant déshydratation par nanofiltration. Chaque période comprenait 17 jours d’adaptation et quatre jours d’échantillonnage pour mesurer la consommation alimentaire, le rendement laitier et la composition du lait, le poids vif et l’état corporel ainsi que les métabolites sériques. Les résultats ont été analysés dans SAS Studio par la procédure GLIMMIX avec effets fixes pour le bloc, la période et le traitement et effet aléatoire pour la vache. L’inclusion de lactose a affecté la consommation volontaire de matière sèche de manière quadratique (P < 0,01). Les variations du poids vif et de l’état corporel n’ont pas été affectées. Le lactose a augmenté de manière linéaire la teneur en protéines du lait (en g/kg) (P < 0,01). Dans le sérum, le lactose ajouté a diminué de manière linéaire le taux d’urée (P < 0,01). La teneur en matières grasses du lait, le rendement laitier, le lait corrigé pour l’énergie (ECM) et le rendement quotidien en kg de matières grasses, de protéines et de lactose n’ont pas été affectés. Les résultats suggèrent que les sous-produits des solides non gras pourraient remplacer le maïs dans l’alimentation des vaches en lactation sans affecter le rendement laitier ni la teneur en matières grasses du lait, tout en augmentant le pourcentage de protéines du lait.
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9h45 – Pause-santé
Dans l’Ouest canadien, les bovins sont depuis longtemps nourris en parc d’engraissement pendant l’automne et l’hiver ; cependant, les travaux de McCartney et al. (2004) ont popularisé les systèmes de pâturage extensif. Récemment, les producteurs ont adopté des systèmes intégrés de culture et d’élevage afin de réduire les coûts d’alimentation et de prolonger la saison de pâturage. Ces systèmes comprennent le pâturage de céréales en plante entière andainées et de résidus de culture qui ont le potentiel d’améliorer le profil nutritif du sol et de réduire les coûts de l’alimentation hivernale (Kelln et al. 2011). Ces systèmes intégrés offrent aux producteurs plusieurs avantages, tels que la réduction des coûts liés à la manutention des fumiers et à l’espace de stabulation, une meilleure fertilisation du sol par les fumiers et la réduction du nombre de jours d’alimentation en parc d’engraissement. La gestion des vaches de boucherie gestantes pendant la saison d’alimentation hivernale est un aspect important de l’exploitation pour les éleveurs de bovins de boucherie au Canada. La valeur nutritive des fourrages doit répondre aux besoins des animaux gardés dans le contexte de ces systèmes intégrés. Si les fourrages ne suffisent pas à couvrir les besoins nutritifs des animaux, une supplémentation est nécessaire. Dans des systèmes de pâturage extensif, les producteurs peuvent gérer plusieurs cultures annuelles de saison chaude et de saison froide. Les cultures annuelles de saison chaude comprennent le maïs et le millet, tandis que celles de saison froide comprennent les pois, l’avoine, l’orge, le blé et le triticale. Cependant, des facteurs tels que les conditions météorologiques, la situation géographique et la durée de la saison de croissance détermineront si ces cultures peuvent être couronnées de succès dans un tel programme de pâturage.
En savoir plus sur le Dr Bart Lardner.
Cette étude visait à comparer les valeurs nutritives et le gain de poids des bovins associés à des systèmes d’alimentation au pâturage en andains (FS) de monoculture de céréales (OMC, avoine CDC-SO1) ou d’une culture mixte (PC) comprenant de l’avoine, des brassicacées (navet et colza) et des pois fourragers. Un champ de douze hectares a été subdivisé en six parcelles de deux hectares où des bouvillons fraîchement sevrés ont été alimentés selon des systèmes au pâturage en andains pendant l’hiver. Le rendement fourrager a été évalué à des points GPS présélectionnés aux stades pâteux mou (SD) et pâteux dur (HD) de l’avoine. Le poids des animaux a été relevé toutes les deux semaines, tandis que le gras corporel a été mesuré par échographie au début et à la fin des essais. Le rendement fourrager était supérieur (P < 0,05) au stade HD (8903 kg MS/ha) pour l’OMC par rapport au PC (6163 kg MS/ha). Les teneurs en protéines brutes n’étaient pas différentes (P > 0,05) entre les systèmes d’alimentation au moment de la mise au pâturage, mais des différences de teneurs en fibre NDF, en amidon et en calcium ont été observées (P < 0,05). Les valeurs de fibre ADF, fibre NDF, U.N.T., amidon, sucres et teneur en gras ont été influencées (P < 0,05) par le stade de développement du fourrage, tandis que la composition nutritionnelle de la biomasse a varié (P < 0,05) selon les phases d’alimentation (pré-pâturage et post-pâturage). Bien que l’utilisation des andains ait été plus faible (P < 0,01) dans le système OMC que dans le système PC, aucune différence (P > 0,05) n’a été observée quant à la consommation de matière sèche, au gain moyen quotidien ni à la variation de poids corporel chez les bouvillons assignés à l’un ou l’autre des systèmes fourragers. Une tendance a été observée en ce qui concerne le gras intercostal à la fin (P = 0,07), les bouvillons gardés dans le système OMC présentant davantage de gras intercostal. Ces résultats montrent que le système d’alimentation en culture mixte constitue une solution de remplacement viable au système d’alimentation en monoculture pour la semi-finition des bouvillons.
En savoir plus sur le Dr Obioha Durunna.
Cette catégorie de présentation s’adresse aux étudiants en début de cursus (maîtrise et doctorat) qui en sont aux premières phases de leur recherche et n’ont pas encore de résultats à partager
12h00 – Dîner
Plénière de clôture – Salle de bal
13h10 à 14h45
Pour exploiter pleinement le potentiel génétique des volailles d’abattage modernes, il est nécessaire de contrôler étroitement et de maximiser la consommation alimentaire (CA). Toute stratégie capable d’accroître la CA et d’atténuer les facteurs de stress qui y sont liés améliorera la croissance des poulets de chair. Actuellement, la majorité des aliments utilisés dans la production de poulets de chair sont distribués sous forme de granulés ou de miettes. Plusieurs mécanismes expliquent les avantages des granulés par rapport aux moulées, mais le facteur principal est simplement l’augmentation de la CA résultant d’une plus grande facilité d’ingestion. Bien que la nature de la réponse par rapport à la digestibilité varie selon l’ingrédient et le nutriment spécifique, des données récentes suggèrent que la granulation n’a pas d’effet positif sur la digestibilité des principaux nutriments dans les régimes à base de céréales destinés à la volaille. Cependant, l’efficacité des granulés par rapport aux performances réelles des oiseaux dépend de la densité nutritionnelle des aliments et de la disponibilité des nutriments, qui dépendent à leur tour du type de grain et de certaines variables liées à la transformation, telles que la réduction de la taille des particules et la température de traitement. Pour maximiser les avantages de la granulation, il est essentiel de déterminer la densité nutritionnelle à utiliser et d’identifier les techniques de fabrication permettant de créer des granulés de grande qualité et hautement digestibles.
En savoir plus sur le Dr Reza Abdollahi.
Table ronde sur « Relier les productions végétales et l’élevage en période d’incertitude des marchés » avec la Dre Olga Lancho, le Dr Obioha Durunna, le Dr Ruurd Zijlstra et le Dr Reza Abdollahi.
14h35 – Propos de clôture
Veuillez noter que toutes les séances se dérouleront en anglais.

